Le siècle des Lumières

L'Encyclopédie

Il y a 270 ans

L'Encyclopédie de Diderot et d’Alembert

Ouvrage majeur du XVIIIe siècle, composé de 17 volumes de texte et 11 volumes de planches, l’"Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers" fut éditée de 1751 [le 1er juillet] à 1772 sous la direction de Diderot et d’Alembert. Cette première encyclopédie française est conçue comme un vaste système de classement, de hiérarchisation et d'appréhension des connaissances humaines. Elle est composée de volumes d’articles, classés par ordre alphabétique, et de volumes de gravures, établis par thématique, en grande partie consultables sur Gallica.

https://gallica.bnf.fr/conseils/content/lencyclop%C3%A9die-de-diderot-et-d%E2%80%99alembert

L’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers est une encyclopédie française, éditée de 1751 à 1772 sous la direction de Denis Diderot et, partiellement, de Jean Le Rond d'Alembert.

L’Encyclopédie est un ouvrage majeur du XVIIIe siècle et la première encyclopédie française. Par la synthèse des connaissances du temps qu’elle contient, elle représente un travail rédactionnel et éditorial considérable pour cette époque et fut menée par des encyclopédistes constitués en « société de gens de lettres ». Enfin, au-delà des savoirs qu’elle compile, le travail qu’elle représente et les finalités qu'elle vise, en font un symbole de l’œuvre des Lumières, une arme politique et à ce titre, l’objet de nombreux rapports de force entre les éditeurs, les rédacteurs, le pouvoir séculier et ecclésiastique

https://fr.wikipedia.org/wiki/Encyclop%C3%A9die_ou_Dictionnaire_raisonn%C3%A9_des_sciences,_des_arts_et_des_m%C3%A9tiers

les encyclopédistes au travail
les encyclopédistes au travail

L'entreprise philosophique de 1750 à 1772

C'est en 1750 que Diderot publie le Prospectus dans lequel il expose l'originalité de l'Encyclopédie qu'il se propose de rédiger avec ses collaborateurs. Il rappelle que des encyclopédies ont déjà vues le jour, celle de l'anglais Chambers qui a été imprimée en France en 1745, mais que son Encyclopédie va bien au-delà du regroupement de connaissances qui existaient jusque là.
En 1751 paraît le premier tome précédé du Discours préliminaire de d'Alembert. Puis c'est la première condamnation en 1752: le conseil du roi interdit les deux premiers volumes.
En 1753-1757, grâce au soutien de l'opinion, de Malesherbes la publication reprend. Mais à nouveau c'est l'interdiction de 1758 à 1765 la publication est suspendue par interdiction royale.
En 1765 les dix derniers volumes sont publiés.
En 1772 s'achève la publication de l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers.

http://www.bibliolettres.com/w/pages/page.php?id_page=249

A propos de Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

Toute sa vie, Rousseau a été hanté par le problème des rapports de l'homme avec la société. Pour connaître sa pensée politique et suivre son évolution, il faut remonter aux premières œuvres de combat, le Discours sur les sciences et les arts, qui lui a valu une renommée subite, le Discours sur l'origine de l'inégalité, sorte de cri de détresse en faveur de l'homme avili par la civilisation, le Discours sur l'économie politique, qui pose le problème de la reconstruction de la société sur des bases nouvelles. Ces œuvres théoriques, qui culminent avec le Contrat social, sont suivies par les plans et projets de constitution que des patriotes de divers pays : Genève, Corse, Pologne, ont demandés à l'écrivain.
Le tome III des Œuvres complètes de Rousseau contient l'ensemble des écrits politiques du « citoyen de Genève ».

http://www.la-pleiade.fr/Catalogue/GALLIMARD/Bibliotheque-de-la-Pleiade/OEuvres-completes34

Rousseau rédigea l'article "Économie politique" pour le tome V de l'Encyclopédie.

Quelques citations de Rousseau :

"le luxe corrompt tout, et le riche qui en jouit et le misérable qui le convoite"

"la première source du mal est l'inégalité"

"vous êtes perdus si vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la terre n'est à personne"

"il est manifestement contre la loi de la nature... qu'une poignée de gens regorge de superfluités*, tandis que la multitude affamée manque du nécessaire"

* ce qui est superflu, choses de luxe (Littré)

A propos de Denis Diderot (1713-1784)

« Je me suis moins proposé de t'instruire que de t'exercer. » L'aveu liminaire des Pensées sur l'interprétation de la nature dévoile en partie le projet philosophique de Diderot, en même temps que sa relation au lecteur. Son propos n'est pas d'ordonner le monde, mais d'en refléter le caractère ondoyant, insaisissable. Si le réel, « cet immense océan de matière » où les formes apparaissent et se défont sans cesse, échappe à l'emprise de la raison, alors il faut, pour l'approcher au plus près, inventer une écriture capable de saisir la diversité de l'être. Diderot écarte l'idée même d'un savoir achevé, qui impliquerait l'existence d'un entendement divin. Il récuse tour à tour l'abstraction métaphysique et la philosophie rationnelle, qui méconnaît la sensation. Sa démarche est fondée sur l'observation des faits et l'enchaînement des conjectures. Vouée à l'incertitude, elle n'en poursuit pas moins sa quête interminable : elle «ne sait ni ce qui lui viendra, ni ce qui ne lui viendra pas de son travail ; mais elle travaille sans relâche ». Le sens se dérobe sous «la multitude infinie des phénomènes de la nature ». Comprendre, c'est encore interpréter. Le sujet lui-même se démultiplie – « naître, vivre et penser, c'est changer de forme » –, au point de disparaître – « Je suis transparent », déclare le Philosophe à la Maréchale – sous la superposition des discours : traductions, lettres, essais, dialogues, réfutations... Pas plus que Diderot ne se reconnaît dans son portrait par Van Loo, les Œuvres philosophiques ne font système. Elles tentent inlassablement de capter, dans un jeu de miroirs, une vérité partielle, éclatée. De Pascal à Rousseau en passant par Helvétius, l'auteur se définit en se confrontant ; il multiplie les masques – tour à tour d'Alembert ou Sénèque –, les emprunts, les citations ; touche-à-tout insatiable que la postérité n'a eu de cesse de réduire à telle ou telle de ses figures successives : sceptique, athée, matérialiste... La présente édition, en posant les principaux jalons de l'œuvre philosophique – les Pensées datent de 1746, l'Essai sur les règnes de Claude et de Néron de 1778 –, immobilise une instabilité de principe, sans interrompre pour autant la circulation du sens. Il appartient au lecteur, comme l'a voulu Diderot, de rétablir les liens entre ces textes épars, afin de les faire vivre et résonner entre eux.

http://www.la-pleiade.fr/Catalogue/GALLIMARD/Bibliotheque-de-la-Pleiade/OEuvres-philosophiques4

A propos de Jean Le Rond d'Alembert (1717-1783)

.../... Au début des années 1990, prenant la suite de projets déjà anciens, le « Groupe D'Alembert » s'est constitué pour mener à bien l'édition critique des œuvres complètes. Encouragé par un « vœu » de l'Académie des sciences qui considère l'édition de D'Alembert comme une priorité, il a trouvé des appuis institutionnels successifs : l'entreprise est soutenue par les départements « Mathématiques, physique, planète et univers » (MPPU) et « Sciences de l'homme et de la société » du CNRS, notamment sous la forme des Groupement de Recherches (GDR 1044 du CNRS, de 1992 à 1996, puis GDR 2838 du CNRS, de 2004 à 2007, renouvelé de 2008 à 2011). L'édition a bénéficié de l'aide de la Société mathématique de France (SMF) et du Centre international de rencontres mathématiques (CIRM). Elle s'insère aussi dans l'activité de l'UMS CAPHES, (USR CIRPHLES aujourd’hui) hébergée à l'Ecole normale supérieure, Paris. Elle est aujourd'hui placée sous l'égide du Comité D'Alembert de l'Académie des sciences, créé en juin 2013.

Le Groupe D'Alembert s'est d'abord consacré à l'établissement d'une bibliographie des œuvres imprimées, d'un inventaire le plus exhaustif possible de ses manuscrits et de sa correspondance (ces travaux ont été facilités par la thèse de doctorat de G. Maheu, La vie et l'OEuvre de Jean D'Alembert. Etude bio-bibliographique, Paris, Ecole pratique des hautes études (VIe section), 1967 et par le travail de J. Pappas sur l'inventaire de la correspondance : J. Pappas, Inventaire de la correspondance de d'Alembert, Studies on Voltaire and the Eighteenth Century, 245, 1986, p. 131-276.), au dépouillement de la presse d'époque, etc, puis à la définition de la structure proprement dite de l'édition. De ces travaux préparatoires, il résulte un plan chronologico-thématique en cinq séries (cliquez sur chacune des séries pour plus de détails) : .../...

http://dalembert.academie-sciences.fr/Presentation_edition.php


DENIS DIDEROT : LE RÊVE DE D'ALEMBERT (Résumé & Analyse)

Sous ce titre il est d'usage de désigner un triptyque composé de l'Entretien entre d'Alembert et Diderot, du Rêve d'Alembert, à proprement parler et de la Suite de l'Entretien. Ces trois textes publiés très tardivement (en 1830 !) exposent, sous la forme dialoguée familière à la philosophie, les idées matérialistes de Diderot. De fait, l'encyclopédiste pousse ces thèses matérialistes dans leurs conséquences ultimes : tout est matière, l'homme n'est qu'une combinaison parmi d'autres, il se trouve pris au même titre que n'importe quel vivant dans cette permanente ébullition de la matière que le médecin Bordeu (l'un des protagonistes du dialogue mais aussi l'ami de Diderot) appelle un « biochimisme universel ». Cette représentation d'une nature où rien ne se perd ni se crée, où se déroule selon un processus épigénétique (il y a épigenèse lorsque chez un être vivant apparaît une forme nouvelle qui n'est pas préexistante) une interminable chaîne du vivant, Diderot l'attribue, avec humour, à son ami le mathématicien d'Alembert qui rêve à voix haute. Sous la forme d'un délire le matérialisme de Diderot peut donc s'accorder tous les excès. « Cela est de la plus haute extravagance, écrit Diderot à Sophie Volland en septembre 1769, et tout à la fois de la philosophie la plus profonde ; il y a quelque adresse à avoir mis mes idées dans la bouche d'un homme qui rêve : il faut souvent donner à la sagesse l'air de la folie, afin de lui procurer ses entrées. »

https://www.devoir-de-philosophie.com/dissertation-denis-diderot-reve-alembert-resume-analyse-28837.html